“It Depends” Thinking Theory

Imagine observing someone in a black hoodie with a backpack walk around your neighbour’s side yard and open a window. You check the driveway — your neighbour’s car isn’t there. What should you do? Do you call 911, assuming an intruder just entered? Do you call your neighbour’s cell phone? Or do you go on with your day, hoping everything is alright?

Even though we all process this scenario in a similar way, your answer is uniquely yours. Our brains take in information and quickly form a “recognition” of a situation. If information is missing, our minds fill in the gaps based on our personal beliefs of what is most likely happening. Psychologists describe this process as our prediction of circumstances. When we make a recognition of what we think is going on, we make a judgment and an action plan. Once we recognize the circumstances, we make that situation our reality until it is proven otherwise. This is an important point to understand.

The initial thinking process happens at lightning speed. We have evolved to come up with a very fast evaluation of how to react. As a result, we all have an immediate gut feeling about what we would do in that situation.

The Power of “It Depends”

The truth is, there is no single right or wrong answer until every fact is known. Although we carry on with our ‘recognition,’ our action plan is merely based on a prediction. In the face of uncertainty, the best and most powerful answer we can give to almost any question is: “It depends.”

Instead of going with our initial gut response, saying “it depends” immediately opens up the topic for new possibilities. It prevents us from closing down on our own opinion and becoming emotionally tied to a single position.

When we consider the concept of “it depends,” we acknowledge that our original position is possible, but not the only one. Our thinking is now free to contemplate what factors could alter the perceived correct answer. In our example, there are many unknowns:

  • What if the “hooded figure” is the neighbour’s son? This single factor opens up multiple other possibilities for what could be going on.
  • What if the neighbours are elderly and live alone?
  • What if the neighbourhood has seen a recent string of break-ins?
  • What if the house is a student rental?

Thinking “it depends” allows us to consider that what we thought was the proper course of action is just one of many possible correct responses.

Escaping the Scam Story

The “It Depends” thinking philosophy is an invaluable tool in a scam situation. A scammer presents a target with a false scenario and a single suggested action to take. They may directly ask for money or for information that gives them access to your finances. Naturally, our evolved thinking process tends to accept the initial story and the suggested solution that comes with it.

Now, think about an automatic “It Depends” way of thinking. Instead of accepting the version and solution provided by the caller, we consider possibilities that could be alternate features to explain away the scenario. We are no longer tied to the scammer’s narrative. We don’t automatically go along with their suggested solution. This mode of thinking not only opens our world up to possible solutions for many issues, it can also save us from being scammed out of our hard-earned money.

In our next article, we will continue this journey by exploring how “It Depends” releases us from our own predictions. We’ll show how what we believe about “the world” is, in reality, our own translation of a small part of a larger story.


La théorie de la pensée « Ça dépend »

Imaginez-vous en train d’observer une personne vêtue d’un chandail à capuchon noir, un sac à dos sur le dos, qui se promène sur le côté de la maison de votre voisin et ouvre une fenêtre. Vous vérifiez l’entrée de garage; la voiture de votre voisin n’y est pas. Qu’est-ce que vous devriez faire? Est-ce que vous appelez le 911, en présumant qu’un intrus vient d’entrer? Est-ce que vous appelez votre voisin sur son cellulaire? Ou est-ce que vous poursuivez votre journée, en espérant que tout va bien?

Même si nous traitons tous ce scénario de la même façon, votre réponse est unique. Nos cerveaux absorbent l’information et créent rapidement une « reconnaissance » de la situation. S’il manque des éléments, nos esprits comblent les lacunes selon nos croyances personnelles, basées sur ce qui est le plus susceptible de se produire. Les psychologues décrivent ce processus comme notre prédiction des circonstances. Quand nous « reconnaissons » ce que nous pensons qu’il se passe, nous portons un jugement et nous créons un plan d’action. Une fois que nous reconnaissons la situation, on en fait notre réalité jusqu’à preuve du contraire. C’est un point important à comprendre.

Ce premier réflexe se produit en un éclair. Nous avons évolué pour évaluer très rapidement comment réagir. Par conséquent, nous avons tous une intuition immédiate de ce que nous ferions dans une telle situation.

La force du « Ça dépend »

La vérité, c’est qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse tant que tous les faits ne sont pas connus. Même si nous gardons notre « reconnaissance » en tête, notre plan d’action n’est basé que sur une prédiction. Face à l’incertitude, la meilleure et la plus puissante réponse que nous puissions donner à presque n’importe quelle question est : « Ça dépend. »

Plutôt que de suivre notre premier réflexe, dire « ça dépend » ouvre immédiatement la discussion à de nouvelles possibilités. Ça nous empêche de nous enfermer dans notre propre opinion et d’être émotionnellement lié à une seule position.

Quand on accepte le concept du « ça dépend », on reconnaît que notre position initiale est possible, mais ce n’est pas la seule. Notre esprit est libre d’explorer les facteurs qui pourraient changer la bonne réponse perçue. Dans notre exemple, il y a plusieurs inconnues :

  • Et si la personne au chandail à capuchon est le fils du voisin? Ce facteur, à lui seul, ouvre la porte à de nombreuses autres possibilités pour expliquer ce qu’il fait là.
  • Et si les voisins sont âgés et vivent seuls?
  • Et si le quartier a récemment connu une série de cambriolages?
  • Et si la maison était louée par des étudiants d’un collège local?

Penser « ça dépend » nous permet de considérer que ce que nous pensions être la bonne ligne de conduite n’est qu’une des nombreuses réponses possibles.

Échapper au piège des arnaques

La pensée « Ça dépend » est un outil précieux dans les situations d’arnaque. Un arnaqueur présente une situation fictive à une cible et lui suggère une seule action à prendre. Il peut demander de l’argent directement ou de l’information qui lui donnera accès à nos instruments financiers. Bien entendu, notre processus de pensée évolué a tendance à accepter le scénario initial et la solution qui l’accompagne.

Maintenant, imaginez que votre pensée « Ça dépend » devienne automatique. Plutôt que d’accepter la version et la solution fournies par l’appelant, nous considérons d’autres possibilités qui pourraient expliquer le scénario. Nous ne sommes plus liés par la version de l’arnaqueur. Nous ne suivons plus automatiquement la solution qu’il nous propose. Cette nouvelle façon de penser ouvre notre esprit à d’autres solutions à plusieurs problèmes, en plus de nous éviter de nous faire voler notre argent durement gagné.

Dans notre prochain article, nous poursuivrons ce voyage en explorant comment le « Ça dépend » nous libère de nos propres prédictions. Nous montrerons comment ce que nous pensons être « le monde » n’est, en réalité, que notre propre traduction d’une petite partie d’une plus grande histoire.

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