Note: This article is part of a series exploring how our minds process information and why standard thinking practices give us less than the best answer for how to respond to a situation. If you are joining us here, I recommend starting back at Part 1 in the archives to build the sequence from the ground up.
Dr. Edward de Bono, one of our foremost experts on thinking processes, detailed two different operations our brains undertake. He defined perception as the knowledge of your surroundings, including your exact place within them. Conversely, de Bono characterized logic as your evaluation of what to do given your perception of the situation.
Recall the simple thinking process described in our last article: Information received — Recognition — Judgement — Action Plan Design.
Two Distinct Operations
The initial steps up to recognition encompass de Bono’s perceptual operations. Judgement and action plan design pertain to logic.
When asked about thinking, most folks consider the logic stages. People rarely identify perception as a thinking process; however, de Bono did and even designed methods for improving this operation.
De Bono wasn’t alone in that endeavour. In fact, he wasn’t even the first. For decades, military researchers studied what they termed situational awareness. Understanding battlefield terrain, troop positioning, enemy movements, and respective capabilities make up essential aspects of attack and defence strategies. You can recognize elements of situational awareness in Sun Tzu’s The Art of War, recorded circa the fourth century BC.
The Military Parallel
Perceptual accuracy relative to reality matters entirely for military operations. Flawed situational awareness breeds disaster on the battlefield. The same rings true for your own action plan creation.
De Bono stated that most thinking errors occur in perception rather than logic. That fact surprises many. Most people consider making a mistake as deciding on the incorrect action within logic thinking. However, when you build actions on flawed situational awareness, choosing an improper response makes perfect sense. Indeed, when faulty perception underlies your choices, a flawed outcome becomes unavoidable. De Bono also showed how you cannot improve logic to make up for defective perception.
A Different Kind of Mistake
This understanding changes everything. A deeper look at our simple thinking process reveals how and where mistakes creep into our thoughts.
The brain receives a huge amount of data continuously, although the rate varies. You must decipher meaning from this input overload. You cannot carefully consider each point. Consequently, you assign importance to details and evaluate each fragment as best you can.
Managing Data Overload
To create your recognition of a situation, you undertake several manipulations of the information received. For example, we know your brain completes the picture presented by your eyes where the optic nerve interrupts the signals. In a similar manner, any information missing from the depiction of your current situation is filled in by a ‘best guess’ based on your personal history. Also:
- your brain assigns relative importance to details based on experience;
- complex matters are simplified to speed up the identification process using heuristics;
- any of the more than 150 defined biases colour your perception of the circumstances.

Clearly, your recognition of any event depends significantly on your unique history and mental shortcuts designed to speed up the process. This explains why each of us holds our own opinions and personalities.
Your Version of Reality
Can you see how your recognition of any event closely mirrors reality without matching it exactly? Some psychologists describe your judgment and action plan as a ‘prediction’ of what ‘should work for the situation’. We even came across an account where the individual describes someone’s recognition (unfortunately) as their ‘hallucination’ of reality.
We prefer the term ‘distortion’ to describe our personal versions of what is going on around us.
Whatever we make of a situation, at best it can only closely match reality. Inherently, we insert our own flavour to an event, distorting the truth to a certain degree.
Your perception therefore contains errors. De Bono’s thinking research indicates that our action plans are based on flawed realities. The degree of inaccuracy varies.

Speed Over Perfection
Through careful observation and investigation, we can always improve our understanding of any picture we create from the information received. However, we evolved for quick decision making as described in our last article. Our thinking processes ‘get us by’ safely as opposed to perfectly.
Errors creep in, but not within our logical train of thought as many people assume. In fact, as de Bono showed through his research, it is in perception that our day-to-day processes create mistakes.
In our next article, we carry on to discuss where incorrect perceptions can lead to serious problems with our resultant actions.
Take care and stay safe.
Devenez avisé(e) face aux arnaques – Partie 2 – Deux opérations de la pensée

Remarque : Cet article fait partie d’une série qui explore la façon dont notre esprit traite l’information et explique pourquoi nos habitudes de réflexion habituelles ne nous donnent pas toujours la meilleure réponse pour faire face à une situation. Si vous vous joignez à nous aujourd’hui, je vous recommande de commencer par la partie 1 dans les archives afin de suivre la démarche depuis le tout début.
Le Doyen Edward de Bono, l’un de nos plus grands experts en processus de pensée, a détaillé deux opérations distinctes que notre cerveau effectue. Il a défini la perception comme la connaissance de votre environnement, y compris votre place exacte en son sein. Inversement, de Bono a caractérisé la logique comme votre évaluation de ce qu’il faut faire selon votre perception de la situation.
Rappelez-vous le processus de pensée simple décrit dans notre dernier article : Information reçue — Reconnaissance — Jugement — Conception du plan d’action.
Deux opérations distinctes
Les premières étapes menant à la reconnaissance englobent les opérations perceptuelles de de Bono. Le jugement et la conception du plan d’action relèvent quant à eux de la logique.
Lorsqu’on les interroge sur la pensée, la plupart des gens pensent aux étapes de la logique. On identifie rarement la perception comme un processus de pensée; pourtant, de Bono l’a fait et a même conçu des méthodes pour améliorer cette opération.
De Bono n’était pas seul dans cette démarche. En fait, il n’était même pas le premier. Pendant des décennies, des chercheurs militaires ont étudié ce qu’ils nomment la conscience situationnelle. Comprendre le terrain de bataille, le positionnement des troupes, les mouvements ennemis et les capacités respectives constitue des aspects essentiels des stratégies d’attaque et de défense. On peut reconnaître des éléments de la conscience situationnelle dans L’Art de la guerre de Sun Tzu, rédigé vers le quatrième siècle avant J.-C.
Le parallèle militaire
La précision de la perception par rapport à la réalité importe au plus haut point pour les opérations militaires. Une conscience situationnelle erronée engendre le désastre sur le champ de bataille. Il en va de même pour la création de votre propre plan d’action.
De Bono a affirmé que la plupart des erreurs de pensée se produisent dans la perception plutôt que dans la logique. Ce fait surprend beaucoup de gens. La plupart des gens considèrent qu’une erreur consiste à choisir la mauvaise action dans le cadre de la pensée logique. Cependant, lorsque vous fondez vos actions sur une conscience situationnelle faussée, choisir une réponse inappropriée prend tout son sens. En effet, lorsque la perception erronée sous-tend vos choix, un résultat déficient devient inévitable. De Bono a également démontré qu’on ne peut pas améliorer la logique pour compenser une perception défectueuse.
Un autre genre d’erreur
Cette compréhension change tout. Un examen plus approfondi de notre processus de pensée simple révèle comment et où les erreurs se glissent dans nos pensées.
Le cerveau reçoit continuellement une grande quantité de données, bien que le rythme varie. Vous devez déchiffrer le sens de cette surcharge d’informations. Vous ne pouvez pas examiner attentivement chaque point. Par conséquent, vous attribuez une importance aux détails et évaluez chaque fragment du mieux que vous le pouvez.
Gérer la surcharge d’informations
Pour créer votre reconnaissance d’une situation, vous entreprenez plusieurs manipulations des informations reçues. Par exemple, nous savons que votre cerveau complète l’image présentée par vos yeux là où le nerf optique interrompt les signaux. De manière similaire, toute information manquante dans la description de votre situation actuelle est complétée par une « meilleure hypothèse » fondée sur votre histoire personnelle. De plus :
- votre cerveau attribue une importance relative aux détails en fonction de l’expérience;
- les questions complexes sont simplifiées à l’aide d’heuristiques pour accélérer le processus d’identification;
- n’importe laquelle des plus de 150 biais définis colore votre perception des circonstances.

Il est clair que votre reconnaissance de tout événement dépend largement de votre parcours unique et de raccourcis mentaux conçus pour accélérer le processus. Cela explique pourquoi chacun de nous possède ses propres opinions et sa propre personnalité.
Votre version de la réalité
Voyez-vous comment votre reconnaissance de tout événement reflète étroitement la réalité sans y correspondre exactement ? Certains psychologues décrivent votre jugement et votre plan d’action comme une « prédiction » de ce qui « devrait fonctionner pour la situation ». Nous avons même croisé un témoignage où une personne qualifie la reconnaissance d’autrui (malheureusement) comme une « hallucination » de la réalité.
Nous préférons le terme « distorsion » pour décrire nos versions personnelles de ce qui se passe autour de nous.
Quoi que nous fassions d’une situation, au mieux, elle ne peut que correspondre de près à la réalité. Par nature, nous apportons notre propre couleur à un événement, ce qui en altère la vérité dans une certaine mesure.
Votre perception contient donc des erreurs. Les recherches de de Bono sur la pensée indiquent que nos plans d’action reposent sur des réalités faussées. Le degré d’inexactitude varie.

La vitesse plutôt que la perfection
Grâce à une observation et une investigation minutieuses, nous pouvons toujours améliorer notre compréhension de toute image créée à partir des informations reçues. Cependant, nous avons évolué pour prendre des décisions rapides, tel qu’il a été mentionné dans notre dernier article. Nos processus de pensée nous « permettent de nous en sortir » de façon sécuritaire plutôt que parfaite.
Des erreurs s’immiscent, mais pas dans notre fil conducteur logique comme le supposent beaucoup de gens. En fait, comme de Bono l’a démontré par ses recherches, c’est dans la perception que nos processus quotidiens créent des erreurs.
Dans notre prochain article, nous poursuivrons en discutant de la manière où des perceptions erronées peuvent mener à de graves problèmes par rapport aux actions qui en découlent.
Prenez bien soin de vous et restez prudents.







Leave a Reply