Our Single Story: Recalling the Foundation
Our brains strive to create a single story whenever we encounter new information. We take the piece of the scenario presented to our senses and combine that with our own best guesses to fill in missing pieces. This process creates our own “truth” – our unique version of the situation until we learn otherwise.
Our past articles explained how the “It Depends” mindset can be so helpful. We are no longer cornered into automatic, immediate recognition. Instead, we allow ourselves to conceive of many prospective causes for the events we experience. As a result, we can imagine many different ways to deal with the same circumstances. In this manner we can choose an action plan that agrees with our morals and life values.

As we discussed in our last article, we now realize the intelligence of being willing to change our minds. Therefore, we are no longer trapped by the old idea that changing your mind is indecisive or weak. Ultimately, we now have the tools and knowledge to act from the wisest position we can attain.
Overriding Logic: The Emotional Hijack
However, there is one feature of human nature can override all the common sense we can muster: emotions. An emotional reaction can lead us to do things that are not only against our best interest, but are downright irrational.

Have you ever been distraught to the point that you say, “Oh, I just don’t care anymore?” In other words, that is emotions getting in the way of careful consideration. Dr. Edward de Bono has even described making a decision as an emotional event.
When we decide to take an action, we are counting on a favourable result. But, our lives are not made up of absolutes. Instead, we act to give ourselves the best chance of a result we can live with.
We live in a world of probability. Different outcomes are possible for any action we take. For example, you might take the fastest route home to see your daughter in her prom dress before she goes out for the evening. Unfortunately, you couldn’t have known an accident just ahead would delay your arrival by an hour. While something like that has a very low chance of happening, it does occur. Again, probability, not assuredness, impacts our lives.

A potential trap we can fall into is to take a ‘long shot gamble’, hoping against hope for a beneficial result. We can take that shot even at a time when what we want is very unlikely to happen. We can make an improbable, almost impossible decision, still hoping for a positive outcome.
The Scammer’s Advantage
Consider gambling in a casino. Most of us realize the house rigs the game against the player. The house wouldn’t exist if it didn’t make money in the long run. Still, many people gamble to the point of becoming addicted. They chase the emotional feeling that the big win is just around the corner.
Gambling is an extreme example of this phenomenon. But how many decisions do we make based on hoping for a positive result that has a slim chance of actually occurring? Psychologists have also found that we will do more to avoid a known negative result than to make a positive gain.
Scammers know this. They create stories to invoke our deepest emotions. For instance, take the grandparent scam. An elderly person receives a call from an authoritative voice. The caller says they are a lawyer representing their grandchild who is in legal trouble. They need an immediate payment for their release from jail.

Unless the person knew about this scam previously, imagine the emotional response they would feel. The purpose of invoking emotions is to keep us from thinking clearly. Furthermore, most scams involve a time crunch. The action must be taken now, or there will be negative consequences. In this particular scam, the grandchild will have to stay in jail over the weekend as courts are closing shortly.
Consequently, without taking time to consider other possibilities, the call receiver takes the scammer’s scenario at face value. Any questions are answered immediately. The scammer brings the receiver’s thoughts back to the situation. In other words, they fixate their thoughts on the poor grandchild sitting in jail, hoping the grandparent can help right now.
Our emotions well up in us quickly. Unfortunately, they can get in the way of careful thinking and cause us to make disastrous decisions.
In our next blog, we will introduce one way to take back control from our decisions being emotionally hijacked. In a scam situation, this ability can truly be a lifesaver. Take care.

Le piège émotif

Notre histoire unique : la base à se rappeler
Notre cerveau s’efforce de créer une histoire unique chaque fois qu’on reçoit de nouvelles informations. On prend les bribes de scénario présentées à nos sens et on les combine avec nos propres déductions pour combler les lacunes. Ce processus crée notre propre « vérité » – notre version unique de la situation – jusqu’à ce qu’on apprenne le contraire.
Nos articles précédents expliquent à quel point l’approche du « Ça dépend » peut être utile. On n’est plus forcé d’adhérer à une reconnaissance automatique et immédiate des faits. À la place, on se permet d’envisager plusieurs causes possibles aux événements qu’on vit. Par conséquent, on peut imaginer différentes façons d’aborder les mêmes circonstances. De cette manière, on choisit un plan d’action qui correspond à nos valeurs morales et personnelles.

Comme on l’a vu dans notre dernier article, on réalise maintenant qu’il est intelligent d’être prêt à changer d’avis. Ainsi, on n’est plus prisonnier de la vieille idée que changer d’idée est un signe d’indécision ou de faiblesse. En fin de compte, on a maintenant les outils et les connaissances nécessaires pour agir à partir de la position la plus sage qu’on puisse atteindre.
L’emprise sur la logique : le détournement émotif
Il existe toutefois un trait de la nature humaine qui peut neutraliser tout le bon sens qu’on arrive à mobiliser : les émotions. Une réaction émotive peut nous amener à faire des choses qui sont non seulement contraires à nos intérêts, mais carrément irrationnelles.

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d’être bouleversé au point de dire : « Oh, je m’en fous, je lâche le morceau »? Autrement dit, ce sont les émotions qui empêchent la réflexion. Le Dr Edward de Bono décrit même le processus de prise de décision comme un événement émotif.
Quand on décide d’agir, on mise sur un résultat favorable. Or, notre vie n’est pas faite d’absolus. On agit plutôt pour se donner la meilleure chance d’obtenir un résultat avec lequel on peut vivre.
On vit dans un monde de probabilités. Différents dénouements sont possibles, peu importe l’action qu’on entreprend. Par exemple, vous prenez le chemin le plus rapide pour rentrer à la maison afin de voir votre fille dans sa robe de bal avant qu’elle ne parte. Malheureusement, vous ne pouviez pas savoir qu’un accident un peu plus loin retarderait votre arrivée d’une heure. Même si ce genre de situation a une très mince chance d’arriver, ça arrive quand même. Encore une fois, c’est la probabilité, et non la certitude, qui influence notre vie.

Un piège potentiel est de tenter un « coup de dés risqué », en espérant contre toute attente un résultat bénéfique. On peut prendre cette chance même à un moment où ce qu’on désire est très peu probable. On peut prendre une décision improbable, presque impossible, tout en espérant une issue positive.
L’avantage du fraudeur
Pensons au jeu dans un casino. La plupart d’entre nous savent que la maison truque le jeu contre le joueur. Le casino n’existerait pas s’il ne faisait pas de profit à long terme. Pourtant, beaucoup de gens jouent au point de devenir dépendants. Ils courent après le sentiment émotif que le gros lot est pour bientôt.

Le jeu est un exemple extrême de ce phénomène. Mais combien de décisions prend-on en se basant sur l’espoir d’un résultat positif qui a une mince chance de se concrétiser? Les psychologues ont également découvert qu’on est plus enclin à faire beaucoup d’efforts pour éviter un résultat négatif connu que pour obtenir un gain positif.
Les fraudeurs le savent. Ils créent des histoires pour déclencher nos émotions les plus profondes. Prenons, par exemple, la fraude du grand-parent. Une personne âgée reçoit un appel d’une voix qui se veut autoritaire. L’appelant prétend être l’avocat de leur petit-enfant qui a des problèmes légaux. On exige un paiement immédiat pour sa libération.

À moins que la personne ait déjà entendu parler de cette fraude, imaginez la réaction émotive qu’elle ressent. Le but de provoquer des émotions est de nous empêcher de penser clairement. De plus, la plupart des fraudes impliquent un délai très serré. L’action doit être entreprise immédiatement, sinon il y aura des conséquences négatives. Dans ce cas particulier, le petit-enfant devra rester en prison durant toute la fin de semaine, car les tribunaux ferment sous peu.
Par conséquent, sans prendre le temps d’envisager d’autres possibilités, la personne qui reçoit l’appel prend le scénario du fraudeur au pied de la lettre. Toutes les questions sont répondues immédiatement. Le fraudeur ramène les pensées de la personne à la situation. En d’autres mots, il fixe son attention sur le pauvre petit-enfant en prison, espérant que le grand-parent aide tout de suite.
Nos émotions montent en nous rapidement. Malheureusement, elles peuvent entraver la réflexion et nous amener à prendre des décisions désastreuses.
Dans notre prochain billet, on présente une façon de reprendre le contrôle pour éviter que nos décisions soient détournées par les émotions. Dans une situation de fraude, cette capacité est vraiment une bouée de sauvetage. Prenez soin de vous.







